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Land art Mont-Saint-Hilaire


 

ÉDITION 2022

Land art Mont-Saint-Hilaire

 

Gérald PARENT

LE FANTÔME DU VERGER L’œuvre est conçue à partir d’un pommier mort situé à l’entrée du verger, puis découpé avec une scie à chaîne en tranches verticales par la suite remontées entre elles avec un léger décalage. L’emplacement dégagé de la sculpture permet aux visiteurs d’observer le pommier recomposé qui change selon le point de vue. L’effet recherché, représente l’arbre sous une forme fantomatique dans une expression de légèreté presque aérienne, qui permet au vent de s’infiltrer au travers des tranches de bois et créer ainsi un mouvement visuel qui le rend presque vivant.

Gérald Parent est né au Québec et a passé son enfance dans la forêt Laurentienne. Enfant passionné de nature, les espaces étaient son principal terrain de jeu où chaque aventure lui offrait une leçon d’apprentissage de la vie et du sens des lieux. Cette passion s’est mutée il y a quelques années en recherche artistique et ses premières sculptures à partir d’arbres morts ont vu le jour. Formé en architecture, il s’appuie sur les connaissances acquises tout au long de son parcours professionnel : la connaissance intrinsèque des matériaux, l’harmonie des proportions et les principes de conception sont quelques-uns des outils qui participent à la réalisation de ses sculptures. Ce processus de création s’inscrit dans une prise de conscience de notre environnement. En transformant ces arbres morts en sculpture, il observe leur évolution à travers le temps et découvre qu’on peut transformer ce qui est en ce qui pourrait être.

Plus de détails sur le site www.geraldparentsculptures.com

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Tamara Anna KOZIEJ

No way out! Corps-à-corps avec la terre mèreCette création présente une fracture dans le paysage bucolique. Elle est une incision douloureuse dans le corps de notre mère, qui est en réalité notre propre chair… Avec tous les codes symboliques de l’art, actualisés et mis en épingle par la crise climatique, l’artiste ouvre la plaie de notre responsabilité/culpabilité collective, de nous les Terriens, enfants de la Terre. L’oeuvre propose un questionnement sur notre rapport au sol vivant et à la Terre mère biosphère, porteuse de vie. La terre est-elle malpropre? Peut-être pas plus que notre propre peau! Nous, les enfants en apparence émancipés, nous fuyons si adroitement dans l’imaginaire, dans la technologie, dans le virtuel du Metaverse, mais finalement nous ignorons que notre condition est sans issue… There is no way out ! La terre nous porte et elle nous gobe. Elle nous possède et nous lui appartenons complètement, totalement, sans appel. Au final, elle nous reprend aussi quand elle le veut.

Originaire de Pologne, Tamara Anna Koziej est formée en pédagogie, en architecture de paysage et en développement durable. Elle vit et travaille sur sa ferme florale, au coeur de la Boréalie, à Saint-Honoré-de-Chicoutimi. Dans son travail artistique multidisciplinaire, elle explore de nombreuses facettes du lien biophilique qui nous unit au monde naturel, par exemple, le jardin comme territoire identitaire et interface sensible de nos projections où la culture croise la vie organique. Le bonheur des choses inutiles et éphémères, qui se succèdent au fil des saisons; l’observation admirative du vivant; les gestes simples; la joie imprenable d’être en contact avec la matière brute et de faire partie du cosmos, tels sont les éléments du processus immersif tributaire de la création de Tamara Anna Koziej.

Plus de détails sur le site www.tam-tam-macadam.com

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Pilar MACIAS

Bal d'automnePrix du juryCette œuvre explore les rites de passage en mettant en scène un pommier vêtu de ses plus beaux atouts. Des feuilles d’arbres cousues, des pommes et d’autres végétaux suspendus rappellent une robe de bal, festive, longue et élégante. L’automne est une saison qui nous donne la chance de remercier la terre pour son abondance. C’est également un moment qui nous invite à faire une pause avant le début de l’hiver. Ainsi, pour une dernière fois dans l’année, l’arbre portera fièrement sa robe de feuilles, avant de tomber dans un sommeil hivernal.

Originaire de Mexico, Pilar Macias habite au Québec depuis 1995. Elle est titulaire de deux maîtrises en arts visuels, dont la plus récente à l’Université Laval et la seconde à l’Université nationale autonome du Mexique. La photographie a toujours été au coeur de sa création. Elle lui permet de rêver, de représenter des sensations, de s’approprier un environnement, de créer des liens et de jongler avec la réalité en faisant des métaphores. Pilar Macias a participé à des expositions individuelles et collectives dans plusieurs villes au Canada et à l’étranger. Elle est récipiendaire de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada. En plus d'avoir réalisé des résidences d'artistes au Québec et à l'étranger, elle a créé plusieurs œuvres acquises dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture.

Plus de détails sur le site pilarmacias.com

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Tali LEVESQUE

Liberez les mauxPrix coup de cœur du publicCette sculpture éphémère est réalisée à partir d’un torchis ayant pour support un arbre mort et appliqué sur une armature tressée à partir de tiges de saule. Avec sa cavité remplie de graines de tournesol, l’oeuvre fait office de mangeoire. Puisse l’allégorie de l’empreinte aviaire apaiser les blessures et les tourments. Place au possible; que les maux creux se dispersent et que les mots purs se répandent au gré des battements.

Née à Montréal, Tali Levesque, sculptrice et conceptrice est reconnue pour ses approches conceptuelles. Récipiendaire de différentes bourses et mentions, elle a participé à différentes expositions individuelles et collectives sur sélection par jury. Elle compte à son actif une dizaine d’œuvres monumentales d’art public et a notamment participé à plusieurs projets dans différentes sphères artistiques à l’international. Son parcours singulier lui permet de créer des oeuvres tant miniatures que monumentales ainsi que de travailler régulièrement avec différents créateurs, architectes et écrivains.

Plus de détails sur le site talilevesque.com

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Jacques DESRUISSEAUX

Espace habité L’œuvre est avant tout un regard sur le processus du changement. Une variété de matériaux provenant du site sont mis en commun de façon à former des assemblages spontanés en relation au lieu. Ces assemblages donnent lieu à des agglomérations libres où des formes pleines et vides s’accumulent en continu d’une construction à l’autre. Les branches de saules, les bûches et les pierres, par exemple, donnent lieu à de nouvelles formes de vie : animales, végétales ou simplement des volumes géométriques. Entre souplesse, géométrie et formes agitées, les configurations que procurent les éléments donnent lieu à des formes qui semblent danser dans cet environnement forestier.

Jacques Desruisseaux vit et travaille à Lennoxville en Estrie. Il détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval. Depuis trente ans, l’artiste propose une démarche qui est avant tout un regard sur le changement; la vie qui bouge; mais qui est aussi, en relief, multiforme et profonde. L’art se vit comme le reflet de la mouvance sociale. Il a présenté plusieurs expositions solos et collective et réalisé des résidences d’artistes dans des pays comme la Belgique, la Hollande, la Hongrie et l’Islande. Il a obtenu à plusieurs reprises des bourses de création du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), de Wallonie-Bruxelles et de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC.) Il a réalisé des œuvres d’intégration à l’architecture en Estrie, en Montérégie et à Québec. Une de ses sculptures fait partie de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec.

Plus de détails sur le site jacquesdesruisseaux.ca

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Dominique POTTIER

Résilience Cette installation met en scène la résilience de la nature, mais aussi notre propre résilience face à la mutation de nos perceptions et face aux nouveaux enjeux sociaux et économiques auxquels nous sommes confrontés. Installée au coeur de la forêt, l’oeuvre se compose d’une série de bois brulés de 2 à 8 pieds de haut, longeant un ruisseau fictif. Le pigment bleu, récurrent dans le travail de l’artiste, se retrouve sur les bois brulés, des cailloux, des buches et autres matériels disposés dans le ruisseau.

Originaire de Perpignan, une ville du sud de la France, Dominique Pottier habite au Québec depuis 1995. Elle vit et travaille à Saint-Gabriel-de-Brandon. Elle a mené de front une carrière de peintre scénique dans le domaine du cinéma et une carrière d’artiste. Depuis deux ans, elle consacre tout son temps à son travail artistique. L’artiste détient un baccalauréat en économie sociale et un diplôme en arts plastiques aux Beaux-Arts de Toulouse. Après ses études, elle entreprend une carrière de peintre décoratrice pour le théâtre, l’opéra et la muséographie avant d’émigrer au Québec. L’émigration et les nombreux décès dans sa famille deviennent des déclencheurs de son travail artistique. La nature qui entoure son quotidien devient son champ de recherche où elle y fait des installations éphémères. Ses mises en scène nous invitent à repenser notre rapport à l’environnement et à notre propre histoire. Les enjeux sociaux, les arts, le besoin de comprendre, de se comprendre, de comprendre la mémoire collective pour mieux saisir l’aventure humaine sont les besoins vitaux de cette artiste.

Plus de détails sur la page Facebook

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Christopher VARADY-SZABO

Espace primaireL’oeuvre prend la forme d’une architecture réalisée en matériaux naturels soit la terre, la paille, des rondins de bois, les phragmites et la tourbe. En entrant dans le bâtiment, le spectateur fait l'expérience des sensations particulières à ce genre de construction. Le but de la sculpture est d’éveiller une connexion primaire avec l’être et la nature et ses sens souvent éclipsés par la vue.

Originaire de Sydney, en Australie, Christopher Varady-Szabo vit à Gaspé depuis plus de trente ans. Il a complété un baccalauréat en arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal en 1990 et une maitrise en arts visuels à l’Université d’Ottawa en 2013. Il explore les concepts d’habitat et de systèmes d’architecture en adaptant des méthodes de construction traditionnelles pour créer des installations éphémères qui visent à révéler la relation entre l’être et l’environnement. Son travail a été exposé au Québec, en Ontario, à la Saskatchewan, en Suisse, en Finlande, en France, en Belgique, en Pologne et à Taiwan. Son travail lui a mérité de nombreuses bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.

Plus de détails sur le site www.christophervarady-szabo.com

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Luce PELLETIER

Exuvie
Fascinée par les insectes et leurs multiples métamorphoses, Luce Pelletier a créé une sculpture inspirée de l’exuvie, soit la peau rejetée lors de la mue de certains insectes. Des effets de transparence et de légèreté caractérisent l’oeuvre aux surfaces ajourées et aux formes délicates. L’artiste propose une réflexion sur notre façon de voir la nature et mettre en valeur ses phénomènes de transformation : sont-ils toujours visibles ou échappent-ils au regard que l’on porte à ce qui nous entoure ?

Artiste en arts visuels, Luce Pelletier est titulaire d’une maîtrise et bachelière en histoire de l’art de l’Université de Montréal ainsi que bachelière de l’UQAM en art et en danse contemporaine. Depuis dix ans, elle enseigne à la Maison des métiers d’art de Québec en construction textile. Plusieurs fois boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), elle a exposé au Canada, aux États-Unis ainsi qu’en France. Elle a réalisé plus d’une trentaine d’oeuvres d’art public.

Ses œuvres font partie de collections dont celles de la Banque d'art du Conseil des arts du Canada, du Cirque du Soleil et de la Bibliothèque Gabrielle-Roy. Le rapport de l’humain à la nature, l’équilibre précaire des espèces et des habitats sont des préoccupations qui animent sa recherche.

Plus de détails sur le site lucepelletier.com

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ELPARO

Nuée
Tels des esprits errants dans la forêt, une onde se faufilant entre les arbres, une nuée sylvestre semble s’unir afin de protéger ses congénères et accompagner les passants. Par cette présence, l’oeuvre instaure une ambiance onirique et mystique dans cette forêt de pins. Le projet porte sur la création de volumes fluides et graphiques qui jouent avec la verticalité et apportent de la dynamique à cet espace arboré. Réalisée à partir de bois récolté sur place, cette oeuvre est ancrée dans une démarche responsable tout en étant inspirée par son environnement, mettant en valeur les éléments le composant.

Artiste autodidacte, Elparo a commencé son parcours à travers la pratique du graffiti puis à travers la découverte de l'art moderne et contemporain au détour d'une bibliothèque. Il est fasciné. Son travail obsessionnel sur toile peut commencer. Partout où il vit, il trouve des ateliers, des murs et des usines abandonnées de l'Europe à l'Océanie en passant par l'Afrique du Nord. Printemps 2013, l'opportunité de créer sa première sculpture se présente. De là un nouveau monde, le monde tridimensionnel, entre dans sa vie. Jouant avec de vieilles planches, meubles, cagettes, palettes, tout ce qu'il trouve dans la rue est le point de départ d'une nouvelle création. Au fil des années sa pratique évolue.

Métal, céramique, collage, bois manufacturé, contreplaqué, liège, branchages... tout est bon pour créer. Festival, parcours artistiques, symposium, commandes, ou événements de land art, une installation apparaît partout où un dialogue entre volume et environnement est possible.

Plus de détails sur le site www.elparo.org

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Valerie COFFIN PRICE

Crossing Borders
Le sol, l'eau et le temps sont des éléments essentiels pour la culture des pommes. Ces éléments, combinés à l'écrit, font partie de l'oeuvre elle-même. La pomme apparaît dans des textes mythologiques et religieux, souvent liée à l'arbre de vie, notamment dans la mythologie celtique, grecque et chrétienne. La déesse galloise des pommes était Olwen/Arwen, tandis que la déesse Cerridwen, gardienne du savoir saisonnier, possédait un chaudron d'où s'échappaient trois gouttes de liquide pour créer les trois courants et « les trois rayons de lumière » du savoir druidique. Du matériel de pomme daté au carbone a été trouvé dans des fouilles archéologiques de 4 à 3 000 avant notre ère en Italie et au Moyen-Orient. À l’époque néolithique et à l'âge du bronze, le paradis était appelé un verger, le mot paradis venant du persan pour verger. « Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt … » (Cantique des cantiques 2:3)

Valerie Coffin Price est une artiste galloise, dont le travail répond de manière créative au langage de la poésie et du lieu, souvent à travers des collaborations avec des écrivains et des poètes. Ses projets récents comprennent Troeon : Turnings avec Cyril Jones et Philip Gross (Seren Press 2021), Berlin Water avec Stephanie Green (2020), Literary Atlas Wales avec le Département de géographie de l’Université Cardiff (2017), A Fold in the River avec Philip Gross (Seren Press 2015). Elle a présenté de nombreuses expositions nationales et internationales, dont Berlin Water (2020), The River Next Door (2015), Intimate Cartographies (2011), Distant Voices (2007) et Territoires (2003).

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© Crédits photos édition 2022 : Véronique Moisan
* © Crédits photos édition 2022 : Productions Saint

 
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